Développement des compétences

Les neurosciences au service de l’apprentissage de demain

À l’ère de la connaissance et de l’obsolescence des compétences, les entreprises doivent absolument réinventer leurs dispositifs d’apprentissage internes. De nombreuses innovations voient le jour :  digital, blended-learning, réalité virtuelle… or 66% des responsables learning & development ne parviennent toujours pas à générer de l’engagement de la part des apprenants. Toutes ces initiatives sont très positives mais pour fonctionner, elles doivent répondre aux mécanismes naturels du cerveau. Grâce à l’apport des neurosciences, nous pouvons aujourd’hui comprendre comment nous apprenons, traitons et retenons les informations. Toutes les entreprises apprenantes ont cela en commun : une approche innovante de la formation fondée sur les enseignements des neurosciences.

Comment s’en inspirer pour améliorer les dispositifs de formation ? Je vous propose 4 enseignements à tirer des neurosciences pour améliorer l’expérience de vos apprenants.

1#  Out le « one shot ».. on met du rythme et de la régularité pour mieux retenir

L’ouvrage de Benedict Carey « How We Learn » met en lumière un certain nombre de facteurs pour booster l’efficacité de l’apprentisssage. Notamment, l’importance de la fréquence et des répétitions afin de renforcer la rétention de l’information et l’intégration de nouveaux concepts dans la durée. En effet, selon la courbe de l’oubli d’Ebbinghaus, en un mois, on oublierait jusqu’à 80% des nouvelles connaissances acquises ! Pourquoi ? Plus une information est répétée souvent, plus les connexions neuronales se font facilitant l’ancrage de l’information dans le cerveau. Il faut donc créer des expériences d’apprentissage régulières pour mobiliser l’attention et garantir une meilleure mémorisation.

Idées : les dispositifs présentiels doivent donc être complétés par du micro-learning. Ce sont des formations courtes qui réactivent, d’une manière différente et plus digeste, une information apprise précédemment. Les formats ? Elearning, MOOCS, webséries, podcasts, vidéos, fiches récaps etc… Les responsables formation ont déjà constaté en moyenne une amélioration de 50% du taux d’engagement des apprenants grâce à la mise en place de ces formats.

2# On crée le cercle vertueux de l’apprentissage : exploration, action, gratification

Les modèles de formations académiques montrent leurs limites : si l’on se réfère à l’approche du 70/20/10, seules 10% de nos compétences sont issues de l’apprentissage classique et enseignées par un « sachant ».  Kurt Lewin, célèbre Psychologue américain, défend le « learning by doing ». Selon sa pyramide de rétention, plus on est actif et en intéraction dans les moments où l’on se forme, plus les chances de retenir l’information sont élevées (taux de rétention allant jusqu’à 75 %).

Les neurosciences attestent cette vision et y ajoute deux autres conditions à la réussite d’une formation : l’exploration et la gratification parce que cela génère « les circuits de la récompense », véritable activateurs de mémoire.

Idées : optons pour des pédagogies dites actives fondées sur le jeu, la découverte et les partages en groupe ! La gamification, les mises en situation, le partage d’expérience et les feedbacks sont donc des moyens d’activer l’apprentissage au sein de parcours de formation. Chez Yuco, nous partageons cette approche de l’expérience « learner centric ». C’est pourquoi, notre application met à disposition des apprenants des sessions de formation collectives et actives. Tout est fait pour tirer parti de la dynamique de groupe !

[Découvrez nos programmes]

3# Des émotions positives pour doper la mémoire

Les neuroscientifiques évoquent les émotions comme vecteur d’ancrage mémoriel. En effet, la mémoire est influencée par les émotions ressenties lors des actions de formation. Les moments positifs comme le jeu, les ateliers avec les autres, le rire, les échanges inspirants, les points gagnés ou encore une certification reçue, produisent des hormones de plaisir et de bonheur (endorphines, ocytocine et sérotonine). Celles-ci sont donc des facteurs d’engagement et décuplent l’ancrage.

Idées : Ladaptive learning est une solution idéal pour générer des émotions positives car le cursus et les expériences proposées sont adaptés aux besoins de chaque apprenant. La solution Yuco, grâce des algorithmes intelligents et une offre de formation très variée, offre à chaque apprenant une expérience unique et collective. Nous proposons à chacun, en fonction de ses besoins et ses envies professionnelles, des modules pour développer soft-skills et mad-skills. Un équilibre parfait entre social learning et individualisation du dispositif.

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4# On expérimente et visualise pour activer les neurones miroirs

Comme l’éducation… le meilleur moyen d’apprendre est l’observation des autres. Le cerveau est constitué de neurones miroirs qui s’activent lorsqu’une personne réalise une action ou lorsqu’elle observe une autre personne l’exécuter. On sait aujourd’hui que les neurones miroirs ont un rôle primordial car ils permettent d’enregistrer plus rapidement les bons gestes ou encore les procédures lors de l’apprentissage d’un métier. Plus fort encore… on pourrait aussi booster notre mémoire rien qu’en visualisant une action.

Idées : le dispositif de formation sur le lieu de travail (AFEST) est une solution intéressante ou encore le mentoring car l’apprenant doit résoudre des problématiques opérationnelles avec l’équipe ou le tuteur. Les serious games, eux aussi, favorisent les mises en situation et permettent d’expérimenter différents cas de figure. On peut aussi tenter la réalité augmentée pour certains jobs.

Envie d’en savoir plus sur la révolution de la formation ? Ou comment nous allons apprendre demain ?

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